13ème Demi brigade de la Légion étrangère
( 13ème D.B.L.E. )
Formée en 1940 pour combattre en Finlande, elle est finalement envoyée en Norvège car l'armistice est signé - la Finlande a capitulé - et les objectifs sont revus.
Le 1er mars 1940, 55 officiers, 210 sous-officiers et 1984 caporaux et légionnaires se sont portés volontaires ou ont été affectés d'office le 27 mars à une nouvelle unité : la 13ème demi-brigade de la Légion étrangère (13ème D.B.L.E.).
La "13" s'illustre lors de la prise de Narvick, en Norvège, le 28 mai 1940. A l'armistice signé par Pétain en 1940, la "13" est rapatriée au camp de Trentham en Angleterre où une partie de l'unité décide de rentrer en Afrique du nord, le reste ralliant de Gaulle et les Forces Françaises Libres (F.F.L.) en juin 1940.
Quelques futurs grands noms font partie de la "13" : capitaines KOENIG, PÂRIS de BALLANDIERE, AMILAKVARI et BRUNET de SAIRIGNE, lieutenant SAINT HILLER, sous-lieutenant MESSMER (futur ministre sous de Gaulle et premier ministre de Pompidou).
La "13" sera rebaptisée 14ème D.B.L.E. entre le 2 juillet 1940 et le 4 novembre 1940, date à laquelle elle retrouve sa première appellation.
L'épopée de la "13" commence le 30 août 1940 avec son embarquement à Liverpool en direction du Congo. Elle mène plusieurs combats jusqu'en Syrie où elle se trouvera face à d'autres légionnaires (du 6ème R.E.I.) pendant l'été 1941. Cet fratrie s'explique par le fait que la Légion est restée sous l'autorité du gouvernement de Vichy alors que la "13" a rejoint de Gaulle et les F.F.L.
Ensuite elle s'opposera à l'Afrika Korps de Rommel en Libye, Bir Hakeim étant l'un des exploits de la "13".
Le 24 octobre 1942 meurt à la tête de la "13" le lieutenant-colonel AMILAKVARI, alors chef de corps.
Elle hérite du surnom de "sentinelle du désert".
Pour se distinguer du reste de la Légion qui est restée sous l'autorité de Vichy, la "13" ne porte plus le képi blanc mais le béret de Narvik. La "13" ne portera à nouveau le képi blanc que pour le défilé de la victoire en 1945.
Le 9 avril 1945 à Nice, la Général de Gaulle remet la Croix de la Libération au drapeau de la "13" au cours d'une prise d'arme.
Le 18 juin 1996, au Mont Valérien, le président de la république a remis la fourragère de l'ordre de la libération aux chefs de corps des unités qui avaient été faites "compagnon de la libération". La 13ème D.B.L.E. fait partie de ces unités. Cette fourragère symbolise l'attribution de la croix de la libération et permet d'en préserver la souvenir.
En plus de la devise de la Légion étrangère, HONNEUR et FIDELITE, sont inscrites les batailles de CAMERONE (1863), BJERWIK-NARVIK (1940), KEREN MASSAOUA (1941), BIR HAKEIM. EL ALAMEIN (1942), ROME (1944), COLMAR (1945), AUTHION (1945),INDOCHINE (1945 - 1954), ALGERIE(1955 - 1962).
Le régiment est décoré de 4 palmes Croix de Guerre, 4 palmes TOE, de la fourragère de la Médaille Militaire avec les olives des Croix de Guerre 39 - 45 et Croix de Guerre des TOE.
Depuis le départ d'Algérie de la Légion étrangère, la 13ème D.B.L.E. est installé à Djibouti dans le quartier général MONCLAR.
Son escadron de reconnaissance, de type cavalerie, créé en février 1968 à OUEAH, est stationné au quartier Lieutenant Colonel de SAIRIGNE, du nom d'un ancien chef de corps de la 13ème D.B.L.E., tué en 1948 en Indochine.
L'insigne de la "13" a pour définition héraldique : "Sur fond émaillé blanc, croix de Lorraine bleue reposant sur deux bandes horizontales verte et rouge, elles mêmes soutenues par un dragon d'or; au centre, grenade à sept flammes d'or; sous la bombe de la grenade frappée du nombre 13, l'inscription en demi-cercle DBLE." L'insigne est homologue sous le numéro H119 depuis 1946 sous l'impulsion du lieutenant-colonel de SAIRIGNE.
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