L'Institution des Invalides de la Légion étrangère (I.I.L.E.)

Dans l'objectif d'accueillir les nombreux blessés d'Indochine, la création d'une structure capable de les soigner et de les rééduquer devient impérative. La Légion assumera ce rôle. Grâce au général Koenig, une somme importante est allouée à la réalisation de ce projet.

 Le choix s'est porté sur un domaine de 215 ha au pied de la Sainte Victoire, à proximité du village de Puyloubier. Acheté le 12 octobre 1953, le complexe sera inauguré le 2 mai 1954 par le général Koenig et baptisé Domaine capitaine Danjou.

Pour permettre la rééducation des légionnaires, plusieurs ateliers sont ouverts les uns après les autres : menuiserie, forge, céramique, reliure, horlogerie, ...

La vigne fait vite son apparition autour de la bastide et de l'hémicycle. De 8 ha au début, la surface de vigne est aujourd'hui passée à 40 ha. Le vin est produit par une coopérative de Puyloubier. En 1955, chaque légionnaire, sous-officier et officier a donné 1 journée de solde pour la construction de l'hémicycle.

Avec la fin des conflits importants (Algérie, Indochine, ...), les blessés ont laissé leurs places aux anciens. Les ateliers de rééducation se sont transformés en ateliers de production artisanale.

Depuis 1990, la bastide accueille le musée de l'uniforme. Il est constitué par une collection privée rachetée par la Légion et dont l'ancien propriétaire, M. Guyader, en est le conservateur. Il est composé de plus de 200 uniformes authentiques et de centaines d'accessoires.

 Situé entre le domaine capitaine Danjou et le village de Puyloubier, successeur de celui de Sidi-Bel-Abbès, se trouve le carré Légion. Acquis par l'Institution en 1969, il accueille les corps du général Rollet, du prince Aage de Danemark et du légionnaire Zimmermann, tous trois rapatriés de Sidi-Bel-Abbès en 1962 et inhumés au carré Légion le 2 juillet 1969. La dépouille du lieutenant-colonel Jeanpierre les y a rejoint le 20 septembre 1969. Depuis le 22 mars 1990, à leurs côtés, se trouve le corps de l'adjudant-chef Struzyna, l'un des premiers tombés en Indochine en 1946, que le général Le Corre, COMLE, voulait comme représentant des 10483 officiers, sous-officiers et légionnaires tués en Indochine.

  

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